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        Argumentation
                  Le développement  de la consommation d'électricité entraîne 2 conséquences : stockage primaire d'énergie (eau, pétrole, uranium) et ajustement de la production suivant la demande. Les centrales hydrauliques utilisent instantanément l'eau stockée dans les retenues. Le remplissage de ces réservoirs peut être effectué par pompage lors de la faible demande d'énergie. Dans ce cas il y aurait ainsi un plus grand débit pour les rivières d'irrigation (canal de la Neste qui passerait de 7 à 14 m3).
                  La barrage d'Orédon fut construit à partir de 1869, par les services de l'Agriculture, sous la direction de Michellier (ingénieur aux Ponts et Chaussées), successeur de Colomès de Juillan, pour alimenter et irriguer l'aval du Néouvielle.


        Etude du projet
                   La conciliation des intérêts :
                                    a/ par dérive vers le Gave de Pau de l'apport des eaux de Couplan (lacs et ruisseaux), pour EDF
                                    b/ pour l'accroissement du débit pour le Canal de la Neste (de 7 à 14 m3/s), pour l'Agriculture,
                  entrainera :
                                    a/ l'aménagement d'une réserve dans le site d'Orédon.
                                    b/ la construction d'une centrale à Aragnouet.
                                    c/ possibilité de pompage du ruisseau de Badet vers Orédon.
                                    d/ et réaménagement des usines situées en aval.

             Coût de l'opération : 2 750 Mfrs.

        Côté Orédon
                   Un barrage voûte de 70 m de hauteur et de 300 m de développement en crête, situé à l'emplacement de l'ancien barrage poids, portera la capacité de 7 à 37Mm3. Une galerie de 4400 m traversera la crête pour aboutir à la vallée de Badet. Une conduite forcée de 1,30 m de diamètre alimentera la centrale dite "d'Aragnouet".





































        Côté Aragnouet
                   Centrale, sise sur la rive droite du ruisseau de Badet, comprendra 2 groupes constitué par :
                                    a/ une turbine Pelton de 15 500 Cv, 750 tr/mn,
                                    b/ un alternateur de 11 500 Kw.
                                    c/ une pompe de 2,1 m3/s.

        Modifications envisagées
                  Mise à disposition d'E. D. F. des réservoirs agricoles de Cap-de-Long, Aumar, Aubert pour tous usages industriels (dérivation du ruisseau d'Estaragne vers le gave de Pau).
Aménagement d'une réserve de 37 Mm3 à Orédon, mesure devant assurer une régulation des débits agricoles et parfaire l'exploitation des centrales en aval par le turbinage à l'usine d'Aragnouet.

        Usine d'Aragnouet
                  Construction d'une usine à Aragnouet située sur la rive droite du Badet, en aval de la prise d'eau alimentant la chute de Fabian. Reconnue de caractéristiques énergétiques médiocres, (le pompage consommerait 42 Gwh) mais l'apport induit entraînerait un gain de 46 Gwh.
                  Équipement constitué  de 2 groupes comportant chacun :
                                    a/ turbine Pelton (2 roues, 2 jets), 750 t/m, 15500 C. V.
                                    b/ un alternateur de 11500 Kw,
                                    c/ une pompe désaccoupable de 2,1 m3/s


        Caractéristiques
    Barrage : de type voûte, hauteur de 70 m, longueur de 300 m, capacité : 37,1 Mm3,
    Galerie : de 4400 m, pour un débit de 6 m3/s,
    Conduite forcée : chute de 500 m, d'un diamètre de 1,30 m sur une longueur de 1030 m

        Conséquences sur les aménagements existants
    Lac d'Aubert : augmentation de sa capacité portée à 8 Mm3,
    Usine d'Eget : puissance réduite,
    Usines en aval : exploitation modifiée.

        Aujourd'hui
                  EDF voudrait réaliser ce projet qui constitue le dernier maillon de l'équipement hydraulique de la région. Mais les conditions ont changé : présence de la réserve naturelle du Néouvielle, Parc National des Pyrénées et site classé. Les conditions ont changé mais l'intérêt demeure.

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