La FENAISON en montagne
Dans ces hauts lieux la fenaison se faisait à la main. Sept manipulations étaient nécessaires avant d’être engrangé :
  • Faucher, travail effectué à la pointe du jour jusqu'à onze heures trente, l’humidité facilitant la fauche. L’affûtage de la faux (dail) s’effectuant tout les dix à vingt mètres, avec une pierre, logée dans un étui en bois (coudé). La surface fauchée est de 18 ares par jour.
  • L’étendre, l’après-midi, avec fourches (hourco)
  • Le retourner, le lendemain matin,
  • L’amasser, avec le râteau (arrastet),
  • Le charger,
  • Le porter, à dos d’homme (saumette) ou (bourasso) soit 50 à 60kg, ou sur traîneau (lèbiot),
  • Et le répandre dans le fenil, l’après-midi.

S’il pleut, deux opérations supplémentaires sont nécessaires :

  • Le ranger en cordons dans le sens de la pente, ou mise en meules, facilitant la fermentation donc le séchage,
  • L’étendre une nouvelle fois.

Commencé le dix juin en plaine, la fenaison se termine parfois début octobre. En montagne, elle débute plus tard, (mois d'août) et dure moins longtemps (une coupe au lieu de deux en plaine). On peux penser qu’une coupe supplémentaire avait lieu car l’on trouve des restes de rigoles d’irrigation dans les prés.

Nota : Estimation du volume de foin contenu dans un fenil, s'effectue avec un bâton de buis (Pallero) de 1,80 m gradué en " paons " (égal à 30cm). Pour une grange de 18 m de long et 2 " paons ", le volume de foin permettra de nourrir quatorze vaches, d’avril à juin - a la St Jean-Baptiste (début des estives).

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