Un micro-climat caractérise cette partie des Pyrénées. Elle reçoit de l'Atlantique en moyenne 1020mm d'eau. C'est une région relativement chaude, à la végétation riche et varie: genets, buis, genévriers, fougères aigle, robiniers. Dans les pâturages le thym s'y développe. Dans la vallée coquelicots et bleuets prolifèrent. Protégée à l'ouest par les massifs du Néouvielle et Arbizon, le mauvais temps vient du nord. Le dicton a raison. Le vent du sud, qui roussit les pacages, fait claquer les volets, et électrise les esprits, cède la place aux courants sud-ouest qui durent peu et que le nord-ouest remplace, portant pluie ou neige.

    Les vents
       Les brises:
    Elles ont toujours pour origine des différences d'échauffement entre des lieux rapprochés.
    La nuit, l'air se refroidit plus vite au contact des pentes qu'au fond des vallées. Il dévale les reliefs en provoquant une brise descendante ou "brise de montagne", créant souvent de la brume, ou du brouillard.
    Dans la journée l'air des pentes s'échauffe plus vite que celui des fonds de vallées, encore à l'ombre. Cet air remonte les pentes en donnant une brise montante ou "brise de vallée". Elle prend naissance quelques heures après le lever du soleil. Elle disparaît quelques heures après le crépuscule.

        Le vent du sud: obéit à l'effet fœhn et sa présence est liée à la configuration du relief. En s'élevant l'air se détend (pression atmosphérique diminue) et se refroidit de 0,65° à 1° tous les 100m, d'ou condensation de la vapeur d'eau et formation de nuages qui s'accumulent sur le versant "au vent" et donnent pluie ou neige. Son taux d'humidité diminue. Le sommet franchit, cet air frais et sec est comprimé (pression atmosphérique augmente). Cette compression provoque un échauffement de 1° tous les 100m. A l'arrivée aux fonds des vallées, le réchauffement peut atteindre 12° et l'humidité tomber à 42%. Le ciel est clair, et l'air limpide, les horizons sont rapprochés. Il est précurseur de mauvais temps. Il provoque la fonte des neiges en hiver.
    Inversement, par vent de nord, la montagne provoque un phénomène analogue sur les versants sud. Phénomène observable au tunnel d'Aragnouet/Bielsa: brouillard en France et soleil à la sortie du tunnel.
    S'il n'y a pas de précipitation à la montée, l'effet fœhn n'as pas lieu, et les nuages sont à la même hauteur des deux côtés de la montagne.


    L'inondation du 28/29 juillet 1834 :      Un orage sur les montagnes qui séparent la vallée d'Aure de l'Espagne, éclata et dura 36 heures sans interruption. La terre des sommets des montagnes, des forêts entières furent emportées. Plus de chemin, pas de pont, des granges emportées. Une vingtaine de personnes furent bloquées, aux granges du Moudang sous les eaux, pendant plusieurs jours.

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