Le Port de Héchempy 2450 m
(ou Salcorz ou el Burro)
Croix 324 (située à 2510 m à l’Est)


Deux ambiguïtés :
    A- Appellation
        Cette différence d'appellation, Héchempy pour les Français, Salcorz pour les Espagnols, surprend. D'ordinaire, et même presque toujours, les désignations toponymiques espagnoles et françaises dans les Pyrénées coïncident . Les cartes espagnoles appellent Pic de Salcors celui que les cartes françaises nomment Pic Marty-Caberrou, avec même altitude (2 677 m). Il est évident que du côté espagnol le col porte tout simplement le nom du pic qui le surmonte (mais ici le Pic est bien loin du Port). Un passage (à 2520 m) à l’Ouest du Pic (emprunté par le HRP) aurait du prendre ce nom. Ce qui étonne ce sont les toponymes français : Marty-Caberrou et Héchempy . Le premier doit être un nom de personne, mais pas  un pyrénéiste, car  on trouve cette  appellation sur la carte d'État-major au 1/80000, qui date de 1862,  époque où ne s'était pas encore instaurée cette habitude de perpétuer la mémoire de quelque montagnard . Il en va de même de Héchempy, déjà bien en usage en ce même XIXème siècle.
     B- Altitude
        Sur les cartes espagnoles pas de cote pour ce col, et pas davantage n'en voit-on sur les cartes françaises anciennes. En revanche, les cartes I.G.N. au 1/50 000 et 1/25 000 proposent trois cotes : 2 464 m pour les pylônes du câble , 2 450 m pour le passage du sentier transfrontalier à quelques 150 mètres plus à l'Est, et 2 510 m pour l'emplacement de la croix 324 environ 450 mètres encore plus loin. Et le sentier passant ce port est inexistant. On trouve quelques traces sur la pelouse du Bédoura et au départ du sentier qui va au lac d’Héchempy, embranchement plein Sud après la gravière Est.
       Il semblerait que ce port ne soit fréquenté que par la transhumance – présence de pacages herbeux de part et d’autre de la crête. Il est probable que ce sentier fut reprofilé pour faciliter l'installation du transporteur. Côté espagnol un sentier voisin ne se dirige pas vers Parsan mais prend la direction sud-est et passe sous Marty-Caberrou et aboutit à Trigoniero.
       Port que les passeurs de la seconde guerre mondiale n'ont pratiquement jamais utilisé.
Source : document de J. Sermet ADHP F398).


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