Généralités
      St LARY, un village crée "récemment", au cheminement de pionnier.
Plusieurs critères peuvent nous conforter dans cette idée.


        Son nom : descendant du 3° évêque de Toulouse.
[ Hilaire (366-370), instruit du mérite de son prédécesseur (Saturnin) et des circonstances de sa mort, fait rechercher le lieu de sa sépulture, et abrite son cercueil sous une voûte de brique, fait bâtir une modeste basilique et lance sa construction. Le tombeau d'Hilaire, de pierre, aurait été mis au jour dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse].
   Origine généralement admise, donc sa création peut être postérieure à cette période. A moins que le village ait d'abord pût avoir un autre nom. On trouve un St Hilaire de Gondilly dans le Cher, s'appelant Gundiliacum en 1149 puis Saint Hylarius en 1168. Pas de trace d'étude, sur les noms des villages des H. P., et d'hypothèse sur St Lary se rapportant à l'origine d'un nom latin, Hylarius, alors que les autres villages du canton sont tous d'origine latine.
Sarramon (page 349), nous indique une origine médiévale.

        Position du village : sur la rive doite de la Neste d'Aure, à l'ubac, sa situation plus bas que Sailhan (~80 m), entraînerait une implantation plus récente que le village de Sailhan. Celui-ci est situé sur la moraine qui devait occuper le bas du glacier WürmIII qui s'arrêtait en amont de St Lary. Et ce fut la Neste qui profila la vallée à partir du Pont d'Aguesseau. Nous pensons que ce fait est irrécusable. Il serait absurde que les villages aient attendu que la vallée soit à l'état actuel pour s'installer. Les deux villages voisins de Vielle-Aure (du gascon bièla --> localité) et Vignec (du gascon bignec --> sol favorable à la vigne !!!), situés en soulane, sur la rive gauche de la Neste, sont aussi d'implantation "récent".
Même remarques pour les villages haut valléens situés aussi aux abords de la Neste : Aragnouet et Le Plan, les quartiers de Miègebat, Fabian, Bourdasse, Boucagnère, Eget, qui ont pris le nom des premiers propriétaires.

        Station de radelage : point de départ du radelage, au plus près possible des forêts. St Lary position limite : plus haut le verrou de Lète est infranchissable. A ce jour pas trouvé d'actes qui pourraient dater ce début d'activité.

Une étude sur les points suivants :
        Étude des métiers:
        Pyramide des âges, comparaison avec les villages voisins : en 1753, à SL, 10 feux et 21 à Sailhan.
        Étude sur l’agriculture, prépondérance des agriculteurs ou autres.
        Recensement du bétail :
        Recensement des terrains agricoles (cadastre) : nous remarquons que des terrains appartiennent à des propriétaires des villages voisins. En 1667, 28 propriétaires sont du village, 28 hors village.
        Prépondérance des noms de maisons : sur 40 familles nous ne trouvons que 12 "maisons".
        Très peu de granges foraines, par rapport aux autres villages du Canton. C'est donc un village de culture.
        Forêts importantes au Rioumajou.
pourraient apporter des éléments justifiant notre hypothèse.

        A St-Lary les sépultures "des petits enfants" sont "au cimetière avec celle de leurs parents". Un trait du non respect de la séparation (Ordonnances, 1662). Tiré de "Deux procès-verbaux de visite des églises de St Lary d’Aure" de Marsan R.C. 1927 p221-237 et R. C. 1928 p22-31. Source de S. Brunet p723.

Plan du village en 1833

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