La VALLEE D'AURE dans le département des HAUTES-PYRÉNÉES

 - Formation -
Vallée formée à partir de cassures du sol. Les ravinements et déblaiements des pentes à l'ère tertiaire (les périodes du miocène et pliocène furent abondantes en pluies) ont formé le plateau de Lannemezan.
Les glaciers du quaternaire installés dans ces ravinements ont profilé en U la vallée, transportant des débris (présence d'un bloc de moraine de granit venant du Néouvielle à 1100 m, à Grailhen). Le glacier était au niveau de Ousten, soit à 400 m au dessus de St Lary. Torrents issus de ces derniers ont usés le lit rocheux. Creusements et remblaiements successifs font apparaitre des plates-formes séparées par des escarpements ou talus raides (plateau de Sailhan). On peut imaginer la présence d'un lac (serait à confirmer par une opération de forage) pouvant occuper la vallée de St Lary à Sarrancolin avec un verrou tardif à Cadéac.

Voir ici les limites des différents glaciers qui ont profilés la vallée.


- Caractéristique -
Située "sous le vent", autrement dit une vallée à l'abri des apports pluvieux d'Ouest, plutôt soumise aux influences méridionales venant du versant espagnol,
qui apportent une atmosphère particulière que ne connaisse pas les autres vallées.
Le fond d'Aure ressemble plus aux vallées méditerranéennes.
Les 28 villages étaient de très petites agglomérations capables de se suffire.
La culture n'était qu'un complément à l'élevage du bétail.
L'exploitation des herbages des montagnes (voir Vallées du Moudang et Rioumajou) était réglée par de très vieux usages.
Chaque village de la vallée est propriétaire de pâturages, donc de montagne.
D'où l'exploitation des prairies de fauche (granges du Moudang et du Rioumajou).
La vallée d'Aure avait d'autres richesses, en particulier ses forêts de sapins (...où, certaines parties du Rioumajou, que la hache n'a jamais offensé...).

Nous vous souhaitons une bonne visite.